Hamis Mabrouk, directeur du tourisme de la wilaya d'Illizi
Le Jour d’Algérie : Le Sahara reste la destination privilégiée des touristes étrangers, peut-on avoir un aperçu de la situation du secteur à Illizi ?
Hamis Mabrouk : La wilaya d’Illizi renferme effectivement de grandes potentialités naturelles et archéologiques, dont le Parc national du Tassili d’une superficie de 80 000km². Lors de la saison écoulée, nous avons accueilli environ 13 000 touristes étrangers. Un chiffre qui pourra atteindre 14 000, voire 15 000 visiteurs d’ici à la fin de la saison touristique au Sahara, qui correspond au mois d’avril de chaque année.
Depuis l’ouverture de la saison, en octobre passé jusqu’à maintenant, nous avons enregistré l’entrée de 1 600 touristes, soit une hausse de 20% par rapport à la même période de l’année précédente. Cette progression a été réalisée grâce à l’effort fourni par les 39 agences touristiques que compte la wilaya pour préparer la saison, sans oublier la stratégie de promotion touristique pour attirer ces touristes.
A l’instar des autres régions touristiques du pays, Illizi souffre d’un manque de structures d’hébergement
Il est vrai que les hôtels et les auberges font défaut à Djanet et sur d’autres sites ciblés par les touristes, mais il faut savoir que des circuits sont également organisés en bivouac.
Pour cette année, nous avons reçu un bon nombre de visiteurs venus avec des camping-cars. Nous disposons de deux grandes auberges à Djanet, une à Illizi et une autre à Ihrir.
En parlant du Parc du Tassili, qu’est-ce qui a été fait pour protéger ce patrimoine contre le pillage et le braconnage des espèces animales qui y vivent?
Nous travaillons en étroite collaboration avec l’OPNT (Office du Parc national du Tassili) pour protéger ce patrimoine considéré comme un vaste musée à ciel ouvert. Mais il faut reconnaître qu’il n’est pas évident de surveiller toute cette immensité.
Entretien réalisé par Hafid Mesbah
Le jour d'Algérie 01/12/2009