En Algérie, heureusement jusqu’à aujourd’hui aucun cas grave ni décès n’a été enregistré alors que la maladie ne cesse de faire des progrès.
1 800 personnes dans 170 pays sont mortes du virus A (H1N1) de la grippe porcine depuis son apparition fin mars, selon le dernier bilan établi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). En Algérie, heureusement jusqu’à aujourd’hui aucun cas grave ni décès n’a été enregistré alors que la maladie ne cesse de faire des progrès. Au 21 août, le nombre de cas confirmés s’élevait à 33. L’Algérie a l’air de bien s’en sortir, parce que la contamination ne provient pas d’une source locale. Tous les cas de contamination recensés sont le fait de personnes revenues de l’étranger. De ce fait, les ports et les aéroports s’avèrent être les lieux par excellence de dépistage de la maladie.
Mais la prudence est de mise. Les médecins recommandent une hygiène quotidienne stricte. Se laver fréquemment les mains avec un savon liquide de préférence, notamment avant chaque repas, utiliser les mouchoirs jetables sont des gestes certes banals mais salvateurs. Le ministère de la Santé déconseille aux Algériens de se rendre dans les pays frappés par la pandémie. La liste peut être consultée sur le site du ministère de la Santé. Il s’agit de tous les pays du continent américain, de l’Australie, de la Nouvelle Zélande, du Japon et de la Thaïlande (qui sont caractérisés par une transmission interhumaine dans la communauté) et du Royaume-Uni (caractérisé par une transmission communautaire limitée, mais plusieurs clusters en milieu scolaire). Mais ce qui accapare l’attention de tout le monde en ce mois de ramadhan c’est la question de savoir si le pèlerinage à la Mecque cette année n’est pas compromis. On avait déjà émis l’hypothèse que si les vaccins ne seraient pas disponibles d’ici la campagne du hadj, on recommanderait aux gens de s’abstenir de se rendre aux lieux saints de l’Islam. Ensuite, il y eut la Conférence du Caire qui a fait des recommandations restrictives sur l’âge et l’état de santé des pèlerins mais les autorités ont assuré, par la voix du directeur général de l’Office national du hadj et de la Omra (OHO), Cheikh Barbara qui se confiait à un journal électronique saoudien, qu’elles ne tiendraient pas compte de ces recommandations. Des recommandations, faut-il le noter, qui, si elles venaient à être appliquées empêcheraient la moitié des candidats au hadj, dont le nombre est évalué à 36 000 personnes, d’accomplir leur devoir religieux. Des signes inquiétants quand même : le Moyen-Orient enregistre en ce mois d’août des décès dus au virus A(H1N1) Une personne est décédée aux Emirats arabes unis, une autre au Qatar, 2 en Israël, 2 au Koweït, 1 au Yémen et 4 à Oman. L’OMS craint actuellement une deuxième vague de grippe porcine. L’organisation vient de demander d’une manière expresse à la Chine de distribuer des vaccins à d’autres pays afin d’endiguer une éventuelle pandémie de grippe porcine. «Nous accueillerons très favorablement une initiative de la Chine visant à distribuer le vaccin à des pays en voie de développement qui en ont besoin», a déclaré Shin Young-soo, directeur régional de l’OMS pour le Pacifique-Ouest. Quant à la directrice de l’OMS, Margaret Chan, elle a tiré la sonnette d’alarme. «On ne peut pas dire si le pire est passé ou s’il est sur le point d’arriver», a-t-elle dit. Comme un malheur n’arrive jamais seul, l’on annonce que la grippe porcine risque d’empêcher la reprise de l’économie mondiale. Selon Simonetta Nardin, porte-parole du Fonds monétaire international (FMI), la grippe porcine présente «le risque de provoquer des taux élevés d’absentéisme qui pourraient entraîner des dysfonctionnements dans les systèmes financiers-clés». Les experts de la Banque mondiale, tablent sur un «coût économique potentiel de la grippe porcine» qui se situerait entre 0,7% et 4,8% du Produit intérieur brut (PIB) mondial et ce, en fonction de la gravité de la pandémie. Ce qui signifie qu’en 2009, la grippe porcine pourrait coûter entre 384 milliards et 2 633 milliards de dollars.
Larbi Graïne
Mais la prudence est de mise. Les médecins recommandent une hygiène quotidienne stricte. Se laver fréquemment les mains avec un savon liquide de préférence, notamment avant chaque repas, utiliser les mouchoirs jetables sont des gestes certes banals mais salvateurs. Le ministère de la Santé déconseille aux Algériens de se rendre dans les pays frappés par la pandémie. La liste peut être consultée sur le site du ministère de la Santé. Il s’agit de tous les pays du continent américain, de l’Australie, de la Nouvelle Zélande, du Japon et de la Thaïlande (qui sont caractérisés par une transmission interhumaine dans la communauté) et du Royaume-Uni (caractérisé par une transmission communautaire limitée, mais plusieurs clusters en milieu scolaire). Mais ce qui accapare l’attention de tout le monde en ce mois de ramadhan c’est la question de savoir si le pèlerinage à la Mecque cette année n’est pas compromis. On avait déjà émis l’hypothèse que si les vaccins ne seraient pas disponibles d’ici la campagne du hadj, on recommanderait aux gens de s’abstenir de se rendre aux lieux saints de l’Islam. Ensuite, il y eut la Conférence du Caire qui a fait des recommandations restrictives sur l’âge et l’état de santé des pèlerins mais les autorités ont assuré, par la voix du directeur général de l’Office national du hadj et de la Omra (OHO), Cheikh Barbara qui se confiait à un journal électronique saoudien, qu’elles ne tiendraient pas compte de ces recommandations. Des recommandations, faut-il le noter, qui, si elles venaient à être appliquées empêcheraient la moitié des candidats au hadj, dont le nombre est évalué à 36 000 personnes, d’accomplir leur devoir religieux. Des signes inquiétants quand même : le Moyen-Orient enregistre en ce mois d’août des décès dus au virus A(H1N1) Une personne est décédée aux Emirats arabes unis, une autre au Qatar, 2 en Israël, 2 au Koweït, 1 au Yémen et 4 à Oman. L’OMS craint actuellement une deuxième vague de grippe porcine. L’organisation vient de demander d’une manière expresse à la Chine de distribuer des vaccins à d’autres pays afin d’endiguer une éventuelle pandémie de grippe porcine. «Nous accueillerons très favorablement une initiative de la Chine visant à distribuer le vaccin à des pays en voie de développement qui en ont besoin», a déclaré Shin Young-soo, directeur régional de l’OMS pour le Pacifique-Ouest. Quant à la directrice de l’OMS, Margaret Chan, elle a tiré la sonnette d’alarme. «On ne peut pas dire si le pire est passé ou s’il est sur le point d’arriver», a-t-elle dit. Comme un malheur n’arrive jamais seul, l’on annonce que la grippe porcine risque d’empêcher la reprise de l’économie mondiale. Selon Simonetta Nardin, porte-parole du Fonds monétaire international (FMI), la grippe porcine présente «le risque de provoquer des taux élevés d’absentéisme qui pourraient entraîner des dysfonctionnements dans les systèmes financiers-clés». Les experts de la Banque mondiale, tablent sur un «coût économique potentiel de la grippe porcine» qui se situerait entre 0,7% et 4,8% du Produit intérieur brut (PIB) mondial et ce, en fonction de la gravité de la pandémie. Ce qui signifie qu’en 2009, la grippe porcine pourrait coûter entre 384 milliards et 2 633 milliards de dollars.
Larbi Graïne
Le jour d'Algérie 24/08/2009

