«La majorité des hôteliers qui font le plein ne font pas d'efforts pour améliorer la qualitédes prestations de service». C'est ce qui explique que «nos concitoyens prennent d'autres destinations comme la Tunisie à un tarif inférieur et la qualité en plus».
Au vu des résultats moyens de la saison estivale de 2010 dûs notamment
au ramadhan entamé au début du mois d’août et à l’attente des résultats
scolaires, Bachir Djeribi, président du Syndicat national des agences de
voyages Algérie, soulignera «la nécessité de trouver un modèle vacances
d’été qui prendrait en considération le mois de jeûne, tout en sachant
que le mois de ramadhan durant les 5 prochaines années coïncidera avec
la saison estivale». En outre, il indiquera que tenant compte du fait
que la majorité des Algériens prennent leur mois de vacances à partir du
15 juillet, «il s’agit maintenant de réfléchir à une formule qui
permette aux familles, en attente des résultats scolaires de leurs
enfants, d’entamer leurs vacances». Revenant sur le problème de la
saison estivale écoulée, Bachir Djeribi relèvera qu’il s’agit d’un
problème récurrent en Algérie du fait que «la demande dépasse largement
l’offre, d’une part, auquel s’ajoute celui de la majorité des hôteliers
qui, à partir du moment où ils ont fait le plein, ne font pas d’efforts
pour améliorer la qualité des prestations de service». C’est ce qui
explique, que «nos concitoyens prennent d’autres destinations comme la
Tunisie à un tarif inférieur et une qualité en plus».
Sur un autre
volet, le président du Syndicat national des agences de voyages Algérie
pointera du doigt le fait que l’Algérie est le seul pays au monde à
pratiquer les mêmes tarifs hôteliers du 1er janvier au 31 décembre.
«Comment voulez-vous qu’ils soient attractifs ?», s’interrogera-t-il.
Dans ce contexte, il indiquera qu’«avec les hôteliers, nous sommes en
négociation avec la tutelle au sujet des tarifs fixes proposés durant
toute l’année afin de trouver des formules tarifaires de basse et
moyenne saisons. Ce qui permettra aux vacanciers, que ce soit au
printemps ou en automne, de passer d’agréables vacances dans un cadre
agréable de détente, même s’ils ne se baignent pas, en faisant des
randonnées et des excursions et visitant différents sites et endroits.
Ailleurs, c’est un segment qui fonctionne très bien». Pour ce qui
concerne le développement de l’hébergement chez l’habitant, une formule
tout aussi prisée à l’étranger, M. Djeribi soulignera qu’«un travail est
en train de se faire pour légaliser cette formule sur laquelle on a
fermé les yeux jusque-là. Actuellement cela se pratique normalement à
Tamanrasset».
Tourisme saharien, une situation «très inquiètante»
Abordant la saison touristique saharienne dont le coup d’envoi a été donné voilà bientôt 2 mois, le président du Syndicat national des agences de voyages Algérie, déplorera qu’«elle n’ait pas connu cette année l’affluence souhaitée». Une situation qu’il qualifiera de «très inquiétante» et dont les principales raisons sont dues à la fermeture du Tassili du Hoggar pour raisons sécuritaires ; indiquant qu’«à Tamanrasset, cela a été une année blanche à 100%». Et de préciser qu’«actuellement, il y a approximativement 200 à 250 touristes alors qu’en temps normal c’est par milliers qu’ils se comptent». A ce propos, M. Djeribi relèvera que «face à cette situation, nous demandons une solution à cette crise car vu la situation il n’y aura pas beaucoup d’agences de voyages résisteroont jusqu’à la saison prochaine».
Bientôt une grande école de tourisme
Par ailleurs, le secteur du tourisme sera bientôt renforcé en matière de formation à travers la réalisation prochaine d’une grande école de tourisme à Zéralda. Le terrain est déjà dégagé et les travaux ne tarderont pas à être entamés. Ce qui viendra consolider le secteur qui souffre depuis bon nombre d’années en termes de formation et de communication. A ce propos, M. Djeribi indiquera que le Syndicat national des agences de voyages Algérie a un plan en collaboration avec le ministère du Tourisme et l’Ecole nationale pour la formation et le recyclage de certains cadres et personnels des agences de voyages, et surtout la formation des guides qui reste en deça des normes requises. En outre, le volet de la communication connaît depuis plus de 2 années un chantier de grande envergure afin de mieux commercialiser l’image de l’Algérie.
Par Lynda N.Bourebrab
Tourisme saharien, une situation «très inquiètante»
Abordant la saison touristique saharienne dont le coup d’envoi a été donné voilà bientôt 2 mois, le président du Syndicat national des agences de voyages Algérie, déplorera qu’«elle n’ait pas connu cette année l’affluence souhaitée». Une situation qu’il qualifiera de «très inquiétante» et dont les principales raisons sont dues à la fermeture du Tassili du Hoggar pour raisons sécuritaires ; indiquant qu’«à Tamanrasset, cela a été une année blanche à 100%». Et de préciser qu’«actuellement, il y a approximativement 200 à 250 touristes alors qu’en temps normal c’est par milliers qu’ils se comptent». A ce propos, M. Djeribi relèvera que «face à cette situation, nous demandons une solution à cette crise car vu la situation il n’y aura pas beaucoup d’agences de voyages résisteroont jusqu’à la saison prochaine».
Bientôt une grande école de tourisme
Par ailleurs, le secteur du tourisme sera bientôt renforcé en matière de formation à travers la réalisation prochaine d’une grande école de tourisme à Zéralda. Le terrain est déjà dégagé et les travaux ne tarderont pas à être entamés. Ce qui viendra consolider le secteur qui souffre depuis bon nombre d’années en termes de formation et de communication. A ce propos, M. Djeribi indiquera que le Syndicat national des agences de voyages Algérie a un plan en collaboration avec le ministère du Tourisme et l’Ecole nationale pour la formation et le recyclage de certains cadres et personnels des agences de voyages, et surtout la formation des guides qui reste en deça des normes requises. En outre, le volet de la communication connaît depuis plus de 2 années un chantier de grande envergure afin de mieux commercialiser l’image de l’Algérie.
Par Lynda N.Bourebrab
/Le jour d'Algérie 20/11/2010

