La question de la privatisation des établissements hôteliers qui a
suscité tant de polémique n'est finalement pas à l'ordre du jour du
ministère du Tourisme.C’est en tous cas ce qu’il ressort de la déclaration faite à la presse par le ministre de tutelle, Smaïl Mimoune, qui était en visite d’inspection le week-end passé dans la wilaya d’Oran.
Par ailleurs, le ministre a fait savoir que certaines des 76 structures hôtelières relevant du secteur public seront soumises à la formule «location-gestion» ou «contrats de gérance», afin d’assurer des prestations de qualité au niveau de ces hôtels.
A propos de qualité des prestations fournies aux clients, le même responsable avait reconnu auparavant, et devant les membres de l’APN, que 90% du parc hôtelier national (1 200 établissements privés et publics) ne répondent pas aux standards internationaux. Pis encore, 851 hôtels, soit 55,5% du parc national sont des établissements sans étoile, avait encore révélé le même ministre sur les ondes de la Radio nationale. Par contre, il y a lieu de retenir que depuis 2009, 50 hôtels ont été classés entre deux et cinq étoiles dans le cadre de l’opération de classement du parc hôtelier national, a ajouté le ministre.
En termes de conformité aux normes internationales, la capitale ne compte que cinq hôtels classés, lesquels, il faut le reconnaître, ne risquent pas de faire attraction auprès des touristes, vu les tarifs qu’ils appliquent (entre 15 000 et 20 000 DA/nuitée). Des établissements plutôt fréquentés par des hommes d’affaires et des personnes fortunées. Ainsi, et malgré les mesures prises par les pouvoirs publics visant à relancer l’activité touristique dans le pays et du coup à promouvoir la destination Algérie par la réduction de la TVA de 17 à 7% sur les services liés aux activités de tourisme et d’hôtellerie, au même titre que l’exonération de la taxe sur l’activité professionnelle (TAP) pour le chiffre d’affaires en devises, l’affluence des touristes étrangers se fait toujours attendre.
Car, selon des chiffres émanant du département de Smaïl Mimoune, il est annoncé que 2 millions de personnes ont visité l’Algérie au cours de l’année 2009, sans que la source ne mentionne pour autant si ces personnes sont entrées en Algérie dans le cadre du tourisme ou s’il s’agissait de ressortissants algériens établis à l’étranger et revenant au pays pour passer des vacances en famille.
Cette affluence avait généré des rentrées en devises qui n’étaient que de l’ordre de 330 millions de dollars. A titre de comparaison et pour la même période, le Maroc a accueilli près de 8 millions de visiteurs contre 7 millions pour le voisin de l’Est. Cet état des lieux peu reluisant du tourisme témoigne encore une fois que le secteur en question, pourtant considéré comme étant stratégique, n’est pas près de prendre son envol, même si les officiels proclament haut et fort qu’il faudrait le promouvoir dès maintenant afin de préparer l’après-pétrole.
Par Hafid Mesbah
Par ailleurs, le ministre a fait savoir que certaines des 76 structures hôtelières relevant du secteur public seront soumises à la formule «location-gestion» ou «contrats de gérance», afin d’assurer des prestations de qualité au niveau de ces hôtels.
A propos de qualité des prestations fournies aux clients, le même responsable avait reconnu auparavant, et devant les membres de l’APN, que 90% du parc hôtelier national (1 200 établissements privés et publics) ne répondent pas aux standards internationaux. Pis encore, 851 hôtels, soit 55,5% du parc national sont des établissements sans étoile, avait encore révélé le même ministre sur les ondes de la Radio nationale. Par contre, il y a lieu de retenir que depuis 2009, 50 hôtels ont été classés entre deux et cinq étoiles dans le cadre de l’opération de classement du parc hôtelier national, a ajouté le ministre.
En termes de conformité aux normes internationales, la capitale ne compte que cinq hôtels classés, lesquels, il faut le reconnaître, ne risquent pas de faire attraction auprès des touristes, vu les tarifs qu’ils appliquent (entre 15 000 et 20 000 DA/nuitée). Des établissements plutôt fréquentés par des hommes d’affaires et des personnes fortunées. Ainsi, et malgré les mesures prises par les pouvoirs publics visant à relancer l’activité touristique dans le pays et du coup à promouvoir la destination Algérie par la réduction de la TVA de 17 à 7% sur les services liés aux activités de tourisme et d’hôtellerie, au même titre que l’exonération de la taxe sur l’activité professionnelle (TAP) pour le chiffre d’affaires en devises, l’affluence des touristes étrangers se fait toujours attendre.
Car, selon des chiffres émanant du département de Smaïl Mimoune, il est annoncé que 2 millions de personnes ont visité l’Algérie au cours de l’année 2009, sans que la source ne mentionne pour autant si ces personnes sont entrées en Algérie dans le cadre du tourisme ou s’il s’agissait de ressortissants algériens établis à l’étranger et revenant au pays pour passer des vacances en famille.
Cette affluence avait généré des rentrées en devises qui n’étaient que de l’ordre de 330 millions de dollars. A titre de comparaison et pour la même période, le Maroc a accueilli près de 8 millions de visiteurs contre 7 millions pour le voisin de l’Est. Cet état des lieux peu reluisant du tourisme témoigne encore une fois que le secteur en question, pourtant considéré comme étant stratégique, n’est pas près de prendre son envol, même si les officiels proclament haut et fort qu’il faudrait le promouvoir dès maintenant afin de préparer l’après-pétrole.
Par Hafid Mesbah
Le jour d'Algérie 06/12/2010

